Le petit chaperon rouge

[En développement et très instable, mais ça va suivre et se terminer par la délicieuse recette au biscuit qui sauva Chaperon rouge des pattes du loup]

chaperon5.jpgIl était une fois un petit Chaperon rouge qui vivait avec ses parents aux Éboulements, dans la région de Charlevoix, au Québec. On l’appelait ainsi parce que la fillette avait les chevaux d’un rouge flamboyant et que son visage et ses bras étaient tout picoté de taches de rousseur. Déjà fière de son surnom, arrogante qu’elle était, elle le justifia davantage en portant presque toujours, sauf pendant les grandes chaleurs, s’entend, un anorak rouge vif qui la faisait reconnaître au premier coup d’oeil à cent mètres à la ronde.

Les Éboulements est un tout petit hameau construit sur un téton, plus exactement, sur la montée du téton allant de Baie Saint-Paul à La Malbaie. La surface est en général montagneuse, en tout, extrêmement pittoresque, avec de bonnes prairies et des pâturages installés sur les pentes déboulant vers le fleuve, jusqu’aux Éboulements-en-bas. L’appellation fait référence à un séisme qui a secoué la région en février 1663 qui a déclenché un gigantesque glissement de terrain vers le littoral du Saint-Laurent. Tout au bas donc, dans la municipalité qu’on nomme maintenant Saint-Joseph-de-la-Rive, se trouve la maison de la grand-mère de Chaperon rouge.

Cette enfant était une intrépide comme on en voit guère. Elle n’avait pas cinq ans qu’elle pouvait disparaître pendant des heures, sans prévenir qui que se soit. et ses parents la cherchait toujours partout en s’arrachant les cheveux. Ceux de son père, qui avaient été roux, devinrent rapidement blancs pour ce qu’il en restait, mais les gens du village, au courant de la situation, prirent l’habitude de téléphoner pour les avertir.

Un jour, c’était le curé : « Notre chère petite Chaperon rouge est venue me retrouver dans le jardin et elle m’aide à désherber, si on peut appeler ça de l’aide. Je la garderai à diner au presbytère si cela ne vous dérange pas et je vous téléphonerai de nouveau dès qu’elle se décidera de repartir.» À chaque parole, un continent de ferveur et une mer de tendresse.

Une autre fois, c’était le marchand général, celui-là même qui avait l’habitude de cracher ses pépins de cerises sauvages de chaque côté de la tête : «Ah quiens! Fous m’affez enfoyé Chaperon rouge pour acheter du beurre et du lait. Si vous êtes prèchés, je fais fous enfoyer mon Jeannot tout de chuite car Chaperon rouge est en train de jouer avec Jerry, notre labrador, et on dirait que cha fa durer un boutte.» Quand il mangeait des cerises, il en mangeait trop, il s’en retrouvait presque soûl, la bouche pâteuse.

Il y avait Mme Ursula aussi, la vendeuse de laine et de tissus venue des États-Unis. Chaperon rouge pouvait passer des heures avec cette jeune femme qui lui montrait à teindre et filer la laine, à danser… et à faire des biscuits. Elle aussi téléphonait : «I’ve got a nice visitor today and don’t be worried about Chaperon rouge

Il y avait peu d’enfants dans ce petit village et pourtant il y avait un chien dans chaque maison. C’est ainsi que Chaperon rouge apprit à connaître les chiens mieux que les enfants de son âge, et elle allait jouer à la cachette ou au cerf-volant avec eux dans le si beau cimetière près de l’église ou au vieux moulin seigneurial qui jamais n’a cessé de fonctionner. Toute les semaines, ou même plusieurs fois par semaine, les parents de Chaperon rouge l’emmenaient voir sa grand-mère au bas de la grande côte qui plonge abruptement vers le fleuve. Tout en bas, il ne faut pas manquer de tourner à droite et de rouler encore deux bons kilomètres pour y arriver. Une maison blanche entre les arbres, assise au pied de la montagne et qui regarde droit vers le fleuve. Sa grand-mère l’adorait et la bourrait de gâteries.

Mais les enfants grandissent vite, c’est chose sue, et tôt un beau matin, vers ses huit ans, Chaperon rouge disparut sans que le téléphone sonnât à la maison…

… à suivre

Ça existe vraiment: Les paroisses voisines Les Éboulements et Saint-Joseph-de-la-Rive, la vendeuse de tissus maintenant strip-teaseuse Ursula et le bon curé de la paroisse.

Publicités

2 Responses to Le petit chaperon rouge

  1. Tebinfea. dit :

    Bonjour Rpoulin.

    J’espère que l’histoire sera finie pour noël ?
    J’ai vu, tu as fait un forum à l’essai. C’est une bonne idée.
    En ce moment pas trop présent sur la toile. je te souhaite une excellente semaine. Teb.

  2. volvox dit :

    J’en suis a expérimenter des recettes de biscuits. Alors la suite viendra ;) Le FORUM c’est un effectivement un essai, dans la suite de ce blogue et des logiciels. Si ça ne prend pas j’en serai pas offusqué. Il y en a déjà beaucoup trop ;)

    Bonne semaine.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :