Une affaire de protéines

protein.jpgLa consommation de viande ne cesse de croitre. Elle est passée de 47 millions de tonne en 1950 à plus de 240 millions en 2005, soit environ 40 kg par personne par année. Seulement en boeuf c’est environ 37 g/jour et par personne aux États-Unis et 28,7 g en France. L’accroissement est comparable pour le lait et les oeufs (voir: L’univers est dans l’oeuf) . Invariablement et partout dans le monde, le gout pour la viande croit avec le revenu des personnes.

Entendons-nous, l’alimentation est d’abord une affaire de protéines. Hors, les animaux domestiqués pour l’alimentation humaine sont des usines à détruire les protéines. Il faut près de 20 unités de soya (équivalent) pour produire une unité équivalente en protéine de viande de boeuf, le pire convertisseur de céréales connu sur terre, suivi de loin par le porc (6:1). En comparaison, les épinards peuvent produire jusqu’à vingt-six fois plus de protéines par hectare que le boeuf. Les élevages et gavages de bouvillons en Amérique, en Argentine, en Europe, et maintenant en Afrique (on s’y affaire en détruisant systématiquement les forêts) sont les plus grands gaspilleurs de protéines sur terre. Et les choses empirent. En 1992, l’alimentation de chaque bouvillon était composé de 70% de plus de céréales que son équivalent en 1960, tout en produisant moins de viande. Ceci parce que la plus grande partie des céréales sert uniquement à produire du ‘gras persillé’ au travers la chair de l’animal pour en faire une viande tendre, la préférée des consommateurs. De fait, un animal dépense deux fois plus d’énergie à produire de la graisse que de la viande maigre.

Encore des chiffres : Aux États-Unis, plus la moitié de la production en protéines des terres cultivables va uniquement à nourrir les bouvillons, dont 90% sont du maïs, de l’orge et de l’avoine, le reste pour la culture du soja et du blé surtout. La seule quantité de protéines produites pour nourrir les bouvillons dans le monde est six fois supérieure à celle qui serait nécessaire pour nourrir la population entière de la terre. Il y a maintenant sur la planète trois fois plus d’animaux pour nourrir les gens qu’il y a de personnes. En terme de coût, imaginez ceci: vous êtes assis au restaurant en face de votre steak de 8 onces (225 g environ), pour le même prix coûtant en protéines, il serait possible de placer dans l’assiette de 60 convives un mélange de céréales et de légumineuses tout aussi nourrissant. C’est là toute l’absurdité de la production agricole des pays riches, ils dépensent plus d’argent et plus de terres agricoles à nourrir les animaux qu’à nourrir les gens, et cela à perte.

Lecture: [1] Raising Protein Efficiency; Protéines: [2] En aurai-je assez? [3] Journée sans viande [4] Intelligence verte [5] Les ados peuvent survivre, sans viande [6] Votre poids vous préoccupe: calculer votre IMC – Indice de Masse Corporelle.

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