Vertige

Quand j’étais jeune il m’arrivait souvent de me coucher sur le sol en forêt parmi la mousse et les souches. Pour changer la perspective. On se sent près de la terre, on s’y enfonce, les yeux occupés à faire une juste approximation des choses. C’est le détail qui fascine, les petites choses qu’on ne voit que de près. Debout on écrase du pied ce qu’on domine. Tout près, on les sublime. Y a t-il un juste milieu?

Couché, l’horizon n’est plus la ligne de l’impossible. Il est à porté de bras. Si grande est l’illusion que la brindille de mille-pertuis qui vient s’insérer dans mon champ de vision prétent être un arbre nouveau. Je me relève et le vertige m’emporte.

Tous les livres du monde ne peuvent nous apprendre ces choses pourtant infimes découvertes par hasard. Préscience ou simple disponibilité?

Une attitude qui ne m’a jamais quitté.

Feuilles parmi l’eau

Quelques feuilles du grand Livre d’automne.

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