Le chaperon du Cap Tourmente

Carte interacive sur WikiMapia Il était tôt pour que cette volée d’oies déchirent les coeurs en volant près de nos têtes. Le genre humain a laissé le chaperon à plume se débrouiller seul dans une plaine jaunie d’immortelles et de cailloux, sous un firmament rouge démesuré.

Les oiseaux mangeaient dans la main du chaperon à plume; il y avait du génie sur son visage. Des adultes marchaient sur le sentier des sumacs, ils sont pauvres, car trop nombreux à s’alimenter à la même ardeur. Loin d’eux, le chaperon gardait les yeux clos.

Le chaperon portait un bracelet de bébés narvals en ivoire autour des poignets, de la poussière sur le menton. Il y avait de la paille dans ses cheveux.

Des oies traversèrent le ciel – un champ assèché jusqu’aux pierres – Des lèvres profanes et l’automne, des terres d’exil et des feuilles. Le chaperon put respirer à plein poumons, ressentir les ailes de ses semblables fendre l’air et s’en aller.

La tête pleine d’images, c’est ce qui compte.

L’allée des sumacs – Cap Tourmente, Québec. 24 septembre 2006 –
Photo peinte – volvox.

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