Lamarck - le transformisme

Mardi, novembre 27, 2007

Un personnage intéressant à découvrir. Jean-Baptiste Lamarck. Ses oeuvres, leur rayonnement… et sa philosophie zoologique.

« Dans leurs accès de colère, qui sont fréquents, surtout entre les mâles, leur sentiment intérieur, par ses efforts, dirige plus fortement les fluides vers cette partie de leur tête, et il s’ y fait une sécrétion de matière cornée dans les uns, et de matière osseuse mélangée de matière cornée dans les autres, qui donne lieu à des protubérances solides : de là l’ origine des cornes et des bois, dont la plupart de ces animaux ont la tête armée. girafe2.jpg

Relativement aux habitudes, il est curieux d’ en observer le produit dans la forme particulière et la taille de la Giraffe (camelo-pardalis) : on sait que cet animal, le plus grand des mammifères, habite l’ intérieur de l’ Afrique, et qu’ il vit dans des lieux où la terre, presque toujours aride et sans herbage, l’ oblige de brouter le feuillage des arbres, et de s’ efforcer continuellement d’ y atteindre.

Il est ‘résulté’ de cette habitude, soutenue, depuis long-temps, dans tous les individus de sa race, que ses jambes de devant sont devenues plus longues que celles de derrière. »

Ainsi, sa loi du transformisme [Crédits]:

« Dans tout animal qui n’a point dépassé le terme de ses développements, l’emploi plus fréquent et soutenu d’un organe quelconque fortifie peu à peu cet organe, le développe, l’agrandit et lui donne une puissance proportionnée à la durée de cet emploi, tandis que le défaut constant d’usage de tel organe l’affaiblit insensiblement, le détériore, diminue progressivement ses facultés et finit par le faire disparaître. »

Imaginons un instant si c’était vrai…!

A lire: Alain et la théorie des idées Éloge du transformisme. Entretiens au bord de la mer. Alain, Philosophe 1868-1951. [Crédit].

Ce qui effraye les hommes et les rend tristes, c’est qu’ils imaginent que leur avenir, qu’ils ne savent prévoir, est néanmoins prévu… ce qu’on ne comprend pas tourne au fatalisme.

Évolution - Biologie 534. Le long cou des girafes expliqué.

(Lamarck est bel et bien mort - Maya l’a tué! - Va t-il se transformer?)


L’univers est dans l’oeuf…

Mercredi, octobre 3, 2007

oeufslibres2.jpg[Révision] … À la lumière d’autres informations parues dans le journal Le Soleil - édition du Lundi 1 octobre 2007 sous le titres « Des poules libres » (texte de Annie Morin)- voici quelques ajouts à mon billet concernant ces pauvres poules pondeuses.

D’abord, le nombre de poules pondeuses augmente au Québec. Nous en sommes rendus à trois millions six-cent milles (3,6000,000) et fait rafraîchissant, « Un vent de liberté » souffle sur ces poules, venu du sud ‘étatsunien’ et de l’ouest canadien. On ne peut que s’en réjouir. Déjà j’avais remarqué que des oeufs provenant de ces poules en liberté sont offerts dans les principaux marchés d’alimentation, sans toutefois pouvoir y lire le lieu de leur provenance. Selon l’article du journal Le Soleil, le Québec craque pour les oeufs oméga-3 alors qu’aux États-Unis, en Colombie-Britannique et en Europe ce sont les oeufs de poules en liberté qui ont maintenant la cote. Au Québec, « ce sont 98% des oeufs qui sont pondus par des poules gardées en cage. Sur les 2% restant, environ le quart, donc environ cinq millions (5 000 000) sont pondus par des poules en liberté ».

Qui mène?

C’est comme l’oeuf ou la poule! Qui vient en premier? - « Ce sont les consommateurs québécois qui font la loi sur les tablettes … on produit ce que le consommateur demande » de dire Serge Lefebvre, président de la Fédération des producteurs d’oeufs de consommation du Québec. Toujours selon l’article du Soleil, « les oeufs de poules en liberté se vendent au moins 4$ la douzaine, comparativement à 2,89$ pour les oeufs réguliers et plus de 5$ pour les oeufs bios ». C’est d’abord le coût de production qui explique l’écart des prix: dans l’espace ou loge trente milles (30 000) poules pondeuses en cage on ne peut que placer cinq milles (5000) poules en liberté. [Mais est-ce là vraiment des poules en liberté? Lire cet article - en anglais- sur ce qu'est la vraie liberté pour une poule pondeuse: il y a des nuances à faire. ]

Suite… Mon article original paru le 2 juin 2006 ci-après:

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La neige à terre vue d’en haut

Jeudi, septembre 20, 2007

Le retrait progressif de la couverture de neige, de mois en mois et pour toute la planète, selon les observations faites par la NASA dans le cadre du projet Blue Marble: Next Generation, une série d’images numériques qui montrent la vraie couleur de la terre d’après des photos satellites corrigées à chaque mois de l’année. On le voit ci-après pour le mois de septembre de l’année de référence 2004, puis sur cette page pour tous les mois de l’année et pour plusieurs résolutions dont celle impressionnante de 500 mc/pixel - chaque image pèse alors plus de 1,5G compressée! On trouve le catalogue complet du projet Blues Marble contenant images et animations sur cette page. De quelle couleur est la terre? Difficile d’y répondre.

septembre.jpg

Couverture de neige en septembre. Résolution à 8 km/pixel.


Le petit chaperon rouge

Samedi, septembre 15, 2007

[En développement et très instable, mais ça va suivre et se terminer par la délicieuse recette au biscuit qui sauva Chaperon rouge des pattes du loup]

chaperon5.jpgIl était une fois un petit Chaperon rouge qui vivait avec ses parents aux Éboulements, dans la région de Charlevoix, au Québec. On l’appelait ainsi parce que la fillette avait les chevaux d’un rouge flamboyant et que son visage et ses bras étaient tout picoté de taches de rousseur. Déjà fière de son surnom, arrogante qu’elle était, elle le justifia davantage en portant presque toujours, sauf pendant les grandes chaleurs, s’entend, un anorak rouge vif qui la faisait reconnaître au premier coup d’oeil à cent mètres à la ronde. Lisez la suite de cette entrée »


Arum

Mercredi, août 15, 2007

En se promenant en forêt feuillue humide au Québec, on peut observer une étrange plante vénéneuse qui poursuit son existence de rêve dans le secret et le silence où règne un perpétuel crépuscule. Une plante constituée d’une seule feuille enroulée sur elle même et formant un réservoir de la forme d’un cône ouvert vers le haut et recouvert d’une spathe. Cet élément bizarre, bigaré rouge sang, est de la longueur d’une main d’enfant lorsque petit, mais le plus souvent, de celle d’un adulte. En son centre, il y a une sorte de dispositif qui permet sa reproduction.

À l’intérieur de son spadice coloré, il suffit de s’y laisser descendre et là soudainement, on se voit accueillir par les vagues douces et molles d’une agréable chaleur, et surtout d’une odeur qui enivre. Dans la chambre nuptiale, chaude, se cache le mystère de la procréation. Une trouvaille réellement ingénieuse qui me rappelle que chaque créature porte au plus profond de son être un noyau immatériel inexplicable. Le reste de la journée, jusqu’à la brunante, je l’ai passé en chambre chaude avec quarante femelles et quatre cent psychidés pris au piège.

Dans les forêts tropicales de Sumatra, croit une autre Arum, géante parmi les fleurs, qui ne s’offre qu’à très peu de gens. Découverte par le botaniste italien Odoardo Beccari en 1878, on ne l’a vu fleurir que rarement. Qu’elle soit titanesque ou minuscule, l’arum reste la plus merveilleuse fleur de la terre.

La chambre chaude est une exception et une trouvaille parmi les milliers de plans différents qu’accomplissent les plantes. La nature n’est pas seulement à l’origine de l’indispensable, elle invente allégrement et nous rend la vie belle. Il n’y a que les cons pour ne pas s’en apercevoir.


La marguerite

Mardi, août 7, 2007

marguerite.jpgJe connais cet endroit et je sais que je ne l’aime pas. Il y a ce je ne sais quoi de vague, de flou. Mauvais augure, décidément, je n’aime pas ça. Pourquoi me rendre ici pour me rendre compte que j’ai besoin de ma famille? Ma rationalité en prend un coup.

Je me sens bien seul dans cette aérogare à attendre l’avion du retour. Si vieux aussi de beaucoup de poids successifs accumulés sur mon dos. Liquéfié comme un yaourt passé date. Il y a pourtant un ordre à toutes choses et la sagesse me dit de laisser passer la vague.

Dans un petit espace vide de la piste, il y a une marguerite. Superbe, rasée de la lumière couchante. Quelle piste d’envol ne devrait pas avoir sa marguerite? Si on n’a pas fauché sa beauté insolente, c’est sans doute parce qu’elle est utile à d’autres. Le meilleur à prendre est son souvenir. Originaire d’Europe, introduite en Amérique par les premiers colons, et qui s’étale au ras d’une gare. Elle m’aime un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout, un peu, beaucoup… Cette image m’est restée tout le long du fleuve et du golfe clairs.

Alors, je suis à la maison, le visage illuminé du bleu de l’océan, et je souris à la marguerite dressée bien droite au ras de la porte. Putain de marguerite.

En savoir plus sur la marguerite: Dossier Marguerite à l’Agora.


Cultivé et vacciné

Jeudi, juillet 26, 2007

paradise_006_lg.jpgNos supermarché nous offre quelques 45 000 produits alimentaires différents. Que doit-on manger et comment choisir ce qu’il y a de mieux? C’est un peu par cette question que l’écrivain et journaliste américain Michael Pollan débute son livre “The Omnivore’s Dilemma : A Natural History of Four Meals“. On y trouve une analyse très fine de ce que mangent les Américains et en grande partie nous aussi Canadiens. Entre autres filières, l’auteur s’intéresse à ce que l’on donne à manger aux animaux, aux sources d’énergies utilisées, à la transformation des aliments et à leur mise en marché. Il dresse ainsi un portrait détaillé de l’agriculture industrielle et des alternatives en émergence aux Etats-Unis. Lisez la suite de cette entrée »


Une affaire de protéines

Mercredi, juillet 25, 2007

protein.jpgLa consommation de viande ne cesse de croitre. Elle est passée de 47 millions de tonne en 1950 à plus de 240 millions en 2005, soit environ 40 kg par personne par année. Seulement en boeuf c’est environ 37 g/jour et par personne aux États-Unis et 28,7 g en France. L’accroissement est comparable pour le lait et les oeufs (voir: L’univers est dans l’oeuf) . Invariablement et partout dans le monde, le gout pour la viande croit avec le revenu des personnes. Lisez la suite de cette entrée »


[papier peint] La terre en partage

Lundi, juillet 2, 2007

Un papier peint que j’ai fait et qui représente la terre à plat! La partie qu’on habite est bien petite, à peine 30% de la superficie. Sur l’image c’est exagéré pour bien le montrer.

La terre est océane,
Petite comme la lune ;
Un croissant moins grand
Qu’un jouet d’enfant.
Les oranges luisent,
Les déserts aussi,
Les arbres ont des fleurs
Qui marbrent le cœur.
Hommes dormant
La terre est une mère.

[téléchargement] Prendre directement **ici** en format jpg. La dimension est de 1024 x 730 (placer sur le bureau en position ‘Étirer’). Réalisé avec le logiciel de dessin / retouche photos The Gimp.

Aperçu:

smallwordex1.jpg

Ce papier se prête bien à l’incrustation de texte à l’aide de Papier Peint+, un logiciel présenté ici. Par exemple j’y ai incrusté le texte La terre est océane

smallworld2.jpg Papier Peint + Exemple 1 PapierPeint +

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Solstice

Mardi, juin 26, 2007

On ne sait jamais comment cela commence et mieux vaut qu’on le sache pas. On sait bien que les jours les plus longs se situent au solstice d’été et que nous, du Québec, on prend le prétexte de la Saint-Jean pour l’allonger davantage en perçant la nuit de milles feux, mais c’est un signe auquel personne ne prend garde. Et comment y croirait-on? Le solstice nous dit que les jours vont décliner, mais il nous dit aussi que c’est l’été, et parce qu’il apporte l’été, on feint d’ignorer qu’il l’emporte également. Pourtant c’est le premier signe, comme la naissance qui annonce la mort. Mais on ne pense pas plus à la mort devant un bébé qu’on ne pense à l’hiver devant les feux de la Saint-Jean. Ensuite les signes se multiplient, en commençant par le myosotis qui décline, et le tendre du vert qui sombri. Et ce sera fin juillet, puis la froide rosée du matin apportée par le fleuve. Sitôt déjà.

Salut soleil. J’ai découvert qu’il suffisait de suspendre des fleurs pour les attirer. Baptême de tes rayons…. les colibris volettent devant mes yeux. Ils viennent un à un ou par bande, et s’il n’y a aucun bruit, on entend le vrombissement des ailes en cadence. C’est cela mon été qui commence.

gaiebleu.jpg

Gaie bleu au nid.

Dates et heures de Solstice et Équinoxe. D’après Wikipedia.


Tangara d’été

Samedi, juin 16, 2007

Le vert tendre et le vert foncé d’un été à peine arrivé.

tangara


[logiciel] Planète terre

Lundi, avril 23, 2007

planètesHier c’était Journée de la Terre. En 2005, l’Unesco publiait la première évaluation des écosystèmes pour le millénaire, un rapport très accablant relatant l’impact de l’homme sur la planète bleu. Au cours des dernières années, les activités humaines ont modifié les écosystèmes pour satisfaire une demande croissante de nourriture, d’eau douce, de bois, de fibre et d’énergie, de pouvaoir et d’argent. Une dégradation dans bien des cas irréversible et aux conséquences désastreuses. On dit que le bien-être de l’homme est menacé d’ici à quarante ans. Mais c’est justement là l’erreur …. plus important que la menace sur l’homme et ses générations futures, il y a le présent, la beauté de ce qui nous entoure. Il nous faut en faire partie et cesser de vouloir tout dominer. Finalement ce que je veux dire, est qu’il faut conserver ou considérer la nature pour ce qu’elle est et non pas pour notre seul bonheur ou celui futur de nos enfants.

Les astronautes qui ont fait le voyage vesr la lune ont été unanimes à déclarer que la plus belle chose qu’ils aient vu lors de leur périple est la terre, toute bleu sur le ciel noir. On peut parier que ce sera pareil pour les autres voyages vers les planètes accessibles, toutes sans vie, sans eau et poussièreuses. La terre est bleu comme une orange a dit Paul Eluard.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté

[logiciel] Ce n’est ici qu’une simulation des planètes autour du soleil. Dans la mesure du possible j’ai essayé de conserver les proportions entre les distances, dimensions et vitesses … sauf en ce qui concerne le soleil qui est immensément plus gros que toutes les planètes qui gravitent autour. Ces proportions sont données en légende. Le fonctionnement: il s’agit simplement de mettre un raccourci du fichier exécutable sur le bureau pour le lancer au besoin - il s’affichera alors comme un écran de veille. Clic-droit sur la souris pour un menu. Double-clic pour le faire disparaitre.

[téléchargement] Un fichier compressé rar comprenant l’exécutable et les 11 objets qui gravitent autour du soleil. - Oui! J’ai laissé là la pauvre Pluton, bien loin et très discrète. La plus belle c’est la terre. C’est **ici**.